Crush, Crush, Crush

I got a lot to say to you
Yeah, I got a lot to say
I noticed your eyes are always glued to me
Keeping them here
And it makes no sense at all

They taped over your mouth
Scribbled out the truth with their lies
You little spies
They taped over your mouth
Scribbled out the truth with their lies
You little spies

Crush
Crush
Crush
Crush, crush
(Two, three, four!)

Nothing compares to a quiet evening alone
Just the one-two of us, who's counting on
That never happens
I guess I'm dreaming again
Let's be more than this

If you want to play it like a game
Well, come on, come on, let's play
Cause I'd rather waste my life pretending
Than have to forget you for one whole minute

They taped over your mouth
Scribbled out the truth with their lies
You little spies
They taped over your mouth
Scribbled out the truth with their lies
You little spies

Crush
Crush
Crush
Crush, crush
(Two, three, four!)

Nothing compares to a quiet evening alone
Just the one-two of us, who's counting on
That never happens
I guess I'm dreaming again
Let's be more than this now

Rock and roll, baby
Don't you know that we're all alone now?
I need something to sing about
Rock and roll, hey
Don't you know, baby, we're all alone now?
I need something to sing about
Rock and roll, hey
Don't you know, baby, we're all alone now?
Give me something to sing about

Nothing compares to a quiet evening alone
Just the one-two of us, who's counting on
That never happens
I guess I'm dreaming again
Let's be more than
No, oh

Nothing compares to a quiet evening alone
Just the one-two of us, who's counting on
That never happens
I guess I'm dreaming again
Let's be more than
More than this
Ohoh ohoh ohoh
Oooh...

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 12:13

Mon extrait préféré

Mon extrait préféré
Phèdre par Racine
Acte II Scène V

HIPPOLYTE
Dieux! qu'est-ce que j'entends? Madame, oubliez-vous
Que Thésée est mon père, et qu'il est votre époux?

PHÈDRE
Et sur quoi jugez-vous que j'en perds la mémoire,
Prince? Aurais-je perdu tout le soin de ma gloire?

HIPPOLYTE
Madame, pardonnez; j'avoue, en rougissant,
Que j'accusais à tort un discours innocent.
Ma honte ne peut plus soutenir votre vue;
Et je vais...

PHÈDRE
Ah! cruel! tu m'as trop entendue!
Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Eh bien! connais donc Phèdre et toute sa fureur:
J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,
Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
Ma lâche complaisance ait nourri le poison;
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang;
Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur d'une faible mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé:
C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé;
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine;
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité mes inutiles soins?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins;
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché dans les feux, dans les larmes:
Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis-je? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?
Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr:
Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime!
Hélas! je ne t'ai pu parler que de toi-même!
Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour:
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte!
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper;
Voilà mon coeur: c'est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d'expier son offense,
Au-devant de ton bras je le sens qui s'avance.
Frappe: ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m'envie un supplice si doux,
Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prete-moi ton épée;
Donne.

OENONE
Que faites-vous, madame! Justes dieux!
Mais on vient: évitez des témoins odieux.
Venez, rentrez, fuyez une honte certaine.
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 11:59

Il Était Une Fois ...Jasmine

Il Était Une Fois ...Jasmine
Il était une fois, une jeune dame du nom de Jasmine. Un beau jour de printemps, elle se promenait dans la rue. Elle était si légère que ses talons hauts n'émettaient pas un son lorsqu'ils se déposaient délicatement sur le trottoir. Les passants la regardaient. Pas une seule personne qui venait en sens inverse ne réussissait à détourner son regard du visage de la demoiselle quand il la croisait. Elle avait un air paisible, ses lèvres entrouvertes formaient un doux sourire sincère.

Jasmine semblait garder précieusement un secret merveilleux. En effet, elle connaissait le secret du bonheur. Il était bien simple, pourtant elle semblait la seule à le connaitre dans tout son entourage. Elle s'efforçait tant bien que mal à le communiquer autour d'elle. À son grand désespoir, lorsqu'elle réussissait, les gens l'oubliaient bien vite. En fait, il s'agissait simplement d'un choix.

Jasmine avait fait le choix d'être heureuse. Elle n'avait pas plus de raisons d'être heureuse que les autres, mais elle l'était. Elle se désolait de voir que son sourire contagieux faisait effet sur les passants qu'à peine une minute.

L'adolescente qu'elle était devenait peu à peu une femme. Bien qu'elle ne fût pas pressée de grandir et vieillir, elle se réjouissait de sa vie d'adulte qui commençait à prendre forme. Puis, vint le jour où elle quitta le nid familial. Contrairement aux autres familles, celle de Jasmine ne s'attrista pas de son départ. Lui souhaitant simplement bonne chance, il l'a laissèrent partir en la regardant s'épanouir encore plus auprès de son prince charmant.

La vie allait de bon train pour Jasmine et son prince. La vie d'adulte n'était pas aussi facile qu'elle l'aurait voulu, mais, toujours, elle gardait son sourire et continuait à essayer de le communiquer autour d'elle. La vie de Jasmine d'un point de vue extérieur était parfaite. Ayant du succès dans tout ce qu'elle entreprenait, beaucoup autour d'elle semblaient l'envier. Il lui arrivait d'avoir une mauvaise journée et de pleurer, mais elle retrouvait vite son sourire. Son entourage croyait vraiment qu'elle menait une vie parfaite, mais ils ne savaient pas...

Jasmine gardait trop de secrets, des secrets dont elle se préservait elle-même. Tout au fond, elle était malheureuse. Elle cachait beaucoup de colère et de peine, beaucoup trop... Elle réussissait toutefois à tout cacher. Elle cachait tout cela tellement bien que la grande majorité du temps elle-même ne se rendait même pas compte de la présence de ces émotions négatives qui la rongeaient de l'intérieur.

Parfois, son prince charmant réussissait à aller chercher quelques émotions à l'intérieur de Jasmine. Il était très fort alors même si elles se débattaient pour ne pas sortir, il réussissait de temps en temps à libérer Jasmine de quelques bêtes noires. Sa princesse alors se mettait à pleurer au creux de ses bras et il la consolait amoureusement. Jasmine ne pleurait jamais bien longtemps, elle libérait le minimum d'émotions négatives et refermait bien vite le sac afin que la plupart des émotions ne s'échappent pas.

En fin de compte, elle était bien habituée à ses bêtes noires et ne voulait pas tellement les laisser partir même si cela lui faisait grand bien chaque fois que son prince en extirpait quelques-unes de son ventre.

~

Hier soir, assis sur mon balcon, je regardais par la fenêtre Jasmine et son prince charmant faisant la cuisine à deux. Jasmine s'affairait à un chaudron quand le téléphone sonna. Elle alla répondre tandis que son prince continuait à faire le souper. Elle parlait encore au téléphone, quand un inconnu aux traits familiers sortit de l'ombre et la poignarda dans le dos directement entre les omoplates. Le prince se retourna en entendant le cri de sa bien-aimée, mais il était déjà trop tard. L'inconnu se dépêcha à quitter le domicile par la porte arrière pendant que Jasmine recevait les premiers soins.

Aujourd'hui, j'ai vu Jasmine par ma fenêtre. Elle faisait ses devoirs. J'ai remarqué, lorsqu'elle tira les rideaux pour avoir un peu plus de lumière, qu'elle souriait plus que jamais...
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 11:18

Modifié le lundi 26 octobre 2009 11:34

Pleurs

Pleurs
Encore une vague. Un trop plein qui est en fait un trop vide. Une autre vague monte dans ma gorge. La boule est prise au milieu, incapable de sortir et incapable de repartir vers mon ventre. Elle finira par sortir, et là je ne saurai pas quoi répondre. « Je ne sais pas pourquoi je pleure! »

... Je sais pourquoi je pleure. Je pleure parce que j'ai de la peine, c'est logique. Par contre, je ne sais pas pourquoi j'ai de la peine. Je ne sais même pas si c'est une vraie peine ou si c'est une incommensurable colère trop grande pour être exprimé en cris. Chaque fois que tu me parles d'eux, chaque fois que tu me fais penser à eux, chaque fois que tu leur ressembles un peu, chaque fois où j'y pense simplement.

Je ne comprends pas pourquoi. Tu me fais peu à peu découvrir pourquoi, prendre conscience. Je pleure d'injustice, je pleure de délaissement, je pleure d'incompréhension, je pleure une seconde fois pour toutes les fois ou j'ai pleuré seule puisque maintenant tu es là pour sécher mes larmes. Je pleure maintenant pour toutes ces fois parce que je comprends aujourd'hui à quel point ça m'a changé, à quel point ça m'a marqué, à quel point ça m'a blessé.

Je réussi à abandonner mes pleurs dans tes bras parce que je te fais confiance, parce que je t'aime. Alors s'il-te-plaît, abandonne tes pleurs dans les miens si tu me fais confiance, si tu m'aimes. Si les pleurs ne te viennent pas alors dit moi, raconte moi ta peine, raconte moi toutes ces fois où tu as pleuré seul toi aussi...

Une personne sage m'a déjà dit : «Les larmes ne sont pas lâches, elles sont courageuses. La lâcheté est de choisir la voie de la facilité et de les cacher.»
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 02:49

Poésie

Poésie
Voilà un jolie poème de Rimbaud que j'aime bien. C'est plein de sens, sans en avoir vraiment. Ça laisse place à l'imagination et à l'interprétation :

















Quand le front de l'enfant, plein de rouges tourmentes,
Implore l'essaim blanc des rêves indistincts,
Il vient près de son lit deux grandes soeurs charmantes
Avec de frèles doigts aux ongles argentins.

Elles assoient l'enfant devant une croisée
Grande ouverte où l'air bleu baigne un fouillis de fleurs.
Et dans ses lourds cheveux où tombe la rosée
Promènent leurs doigts fins, terribles et charmeurs.

Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés
Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.

Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.

Voilà que monte en lui le de la Paresse,
Soupir d'harmonica qui pourrait délirer;
L'enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.
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# Posté le jeudi 12 février 2009 23:19

Modifié le vendredi 20 février 2009 23:45